Développer une culture de la Coopération

Facteur incontournable de réussite et de performance durable selon les dirigeants, la coopération a la vie dure dans l’entreprise. L’environnement économique pousse à la compétition et au repli sur soi. Les nouvelles technologies fournissent de nouveaux outils de partage, mais rendent les relations virtuelles et désincarnées. Les organisations rationnalisées et les cultures managériales conventionnelles poussent au cloisonnement. Les aspirations des salariés, souvent paradoxales, vont à la fois vers plus de coopération et, en même temps, plus de reconnaissance individuelle à court terme. Certains CODIRS ressemblent plus à une collection de MOI qu’à un NOUS capable de synergie et de transversalité.
Or dans un monde complexe où un individu seul ne peut appréhender l’intégralité des données, des risques, des opportunités de l’environnement, une mauvaise coopération se traduit vite par une dégradation de la performance.
Comment stimuler la coopération? Développer autour de soi un climat propice au partage? La coopération apporte des gratifications autant qu’elle engage. Elle implique de développer des liens d’interdépendance : reconnaître avec courage que nous avons besoin des autres, accepter avec simplicité que les autres aient besoin de nous, oser une confrontation positive, avoir envie d’apporter sa contribution à un projet commun.

La qualité de la coopération permet en particulier de relever 3 enjeux majeurs :
Un enjeu de performance collective et d’innovation. Les meilleurs résultats sont obtenus quand on partage une vision, des objectifs communs. C’est le socle à partir duquel on construit la performance. Connecter les cerveaux mobilise l’intelligence collective et la créativité.
Un enjeu de fluidité et d’agilité des organisations : Quand la coopération fonctionne bien, les relations sont fluides. Les équipes se mobilisent ensemble et rapidement pour surmonter les difficultés, résoudre les problèmes ou partager des informations. La vitesse de mobilisation d’un réseau est un bon indicateur de sa vitalité et de son degré de coopération.
Un enjeu d’optimisation des ressources. Coopérer permet de « faire plus avec moins » en valorisant les complémentarités, les atouts au nom d’un intérêt supérieur commun. Coopérer, c’est privilégier l’efficience et l’optimisation à la simple efficacité dans l’atteinte des résultats.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Question anti-spam : * Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.